13.05.2008
Le trou normand
Pour ceux qui n'auraient jamais entendu parler de cette coutume, il ne s'agit pas de creuser un trou en plein milieu d'un champ de Normandie…
La tradition dite du "trou normand" est simple : au beau milieu d'un long repas, le maître de maison vous sert un petit verre d'eau-de-vie accompagné ou non d'un sorbet à la pomme délicatement imprégné de cette même eau-de-vie. Vous le buvez d'une traite et continuez le repas…
Le trou normand : traditions et conventions
Au tout début, il y eut la pomme, puis grâce à ce fruit est apparu le cidre. Après une longue macération accompagnée d'une petite dose de hasard, l'eau-de-vie est née.
C'est dans son château du Mesnil du Val (50) que le sire Gilles de Gouberville http://www.gouberville.asso.fr/site/quiest.html démarre la première distillation. Personne ne se serait douté qu'une telle invention deviendrait un procédé de dégustation très prisé des bons-vivants, mais aussi une polémique pour certains spécialistes de la gastronomie.
L'eau-de-vie ne redonne pas une nouvelle jeunesse, comme son nom pourrait nous le laisser entendre, mais permet, après son absorption, de donner une suite à un repas copieux sans avoir de sensations de trop-plein, de lourdeur ou de ballonnement.
L'eau-de-vie, et plus particulièrement le Calvados ( eau-de-vie de Normandie), stimule l'estomac en créant une sensation de vide que l'expression populaire a dénommé « trou normand ».
Pour que l'effet soit satisfaisant, il n'est pas utile de consommer une grande quantité d'alcool. C'est d'ailleurs pour cela qu'il est souvent accompagné d'un sorbet.
Néanmoins, il est indispensable d'avaler le précieux breuvage « cul sec », afin d'optimiser le processus thérapeutique de l'alcool et ses effets digestifs.
Mais on ne peut pratiquer le trou normand sans en connaître le rituel.
Techniques et rituels
La première phase du trou normand consiste à se mettre debout tous ensemble, pour honorer la tradition, et pour communier dans un esprit de convivialité.
D'un geste tendre, attrapez délicatement le verre à moitié rempli de Calvados.
Tendez votre avant-bras et levez le verre bien haut.
Appréciez sa couleur, sa robe, son épaisseur, et faites tournoyez le précieux breuvage, afin que celui-ci dégage ses effluves de fruits et de campagne, et humez à volonté.
Humectez légèrement vos lèvres et absorbez une gorgée du liquide, que vous ferez glisser sur la langue et répartirez sur l'ensemble des muqueuses de votre palais pour en connaître la véritable identité.
Puis patientez quelques secondes… Retenez votre respiration et attendez le commandement du maître de maison…
Lorsque le signal de mise à feu est lancé, avalez cul-sec et poussez immédiatement un « Aaaah… » de satisfaction.
Maintenant, vous pouvez de nouveau manger avec l'ardeur d'un(e) affamé(e).
00:01 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
25.07.2007
Omelette Percheronne
Pour 4 personnes :
2 œufs
½ pomme
50 g de sucre
5 cl de Calvados AOC
20 g de beurre doux
2 cuillère à soupe de crème fraîche
1 poêle anti-adhésive
Eplucher la pomme, la couper en lamelles et faire revenir à la poêle dans du beurre. Flamber au Calvados (la moitié). Ajouter la crème fraîche.
Séparer les jaunes des blancs. Battre les blancs en neige avec une pincée de sel.
Blanchir les jaunes avec le sucre.
Mélanger les jaunes et les blancs, délicatement.
Mettre dans une poêle chaude. Cuire doucement en mélangeant (seulement en début de cuisson).
Démouler dans une assiette et flamber au Calvados.
06:00 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
08.06.2007
Mc crado...

00:00 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.05.2007
Manger à l'islandaise
Viande
Il existe en Islande tout un choix de viandes: mouton, porc, boeuf, sans oublier cheval (poulain) et renne sauvage. On voit au rayon boucherie, tout au long de l'année, une véritable profusion de viande fraîche, apprêtée par des professionnels qualifiés. Les produits traités sont présentés aux consommateurs, sous forme réfrigérée ou congelée, dans des emballages adéquats. Les réglements imposés en Islande en matière de traitement et de conservation de la viande sont très stricts, et l'utilisation des hormones totalement interdite. L'importation est également interdite, en vue du danger de contamination. Les Islandais ont pratiqué l'élevage du mouton depuis des temps reculés, ce qui explique que la consommation du mouton chez eux l'emporte de loin sur toute autre viande. Selon une coutume très ancienne les moutons sont laissés libres de paître à leur guise dans les régions montagneuses du pays, durant l'été. Là, les herbs fraîches et aromatiques donnent au mouton islandais sa saveur toute particulière.
Poisson
Les eaux très poissonneuses autour de l'Islande constituent la principale ressource naturelle du pays et 70% des exportations sont des produits de la mer. Le poisson islandais est réputé mondialement, non seulement pour son goût, mais parce qu'il provient d'eaux pures et non polluées. Le poisson est très souvent présent à la table des Islandais. A l'étalage des boutiques, les variétés abondent toute l'année et dans les restaurants, les chefs cuisiniers laissent libre cours à leur inspiration dès qu'il est question de poisson! Il y a en Islande des petites poissonneries mais la plupart des grand magasins sont aussi fort bien achalandés. En été on trouve truites et saumons "sauvages", et la pêche au lancer est assurément un sport fort apprécié en Islande.
Fromages et beurres
Fromages et beurres, d'une grande variété, témoignent d'une production florissante en Islande. Environ 80 sortes de fromages sont sur le marché, entre autres les dérivés islandais des fromages les plus renommés dans le monde. La fabrication du fromage a fait und grand bond en avant durant les dernières décennies. Aujourd'hui les Islandais ne sont certes pas en retard dans ce domaine, et les fromages islandais ont été souvent distingués à l'étranger.
Quant au beurre, il existe sous diverses formes. Outre le beurre proprement dit, nous avons le très prisé "Smjörvi", ainsi que "Létt og laggott" avec seulement 40% de matières grasses. A souligner néanmoins que "Létt og laggott" ne convient pas pour la friture. Le succès des fromages et beurres islandais tient au niveau élevé des standards de qualité ainsi qu'à l'excellence d'un lait produit au sein d'une nature non polluée.
Specialites Islandaises
Une cuisine séculaire typiquement islandaise est encore de nos jours bien vivante. Jadis, les moutons étaient abattus en automne et les moyens de conservation de la viande fort limités. De là naquit tout un ensemble de traditions culinaires; les plats aigres, le "súrmatur", constituaient la base du "þorramatur" qui se devait de trôner sur les tables islandaises entre janvier et mars et y trône encore. Pain de seigle cuit à la vapeur, ("seytt rúgbrauð"), poisson séché ("harðfiskur"), charcuterie de mouton ("slátur" et "svið") occupent une place de choix sur la table islandaise. Le "hangikjöt" (mouton fumé) et le "flatbrauð" (galette plate cuite sous la cendre) constituent un régal que tous apprécient d'un bout à l'autre de l'année. N'omettez surtout pas de goûter à ces spécialités durant votre séjour islandais!
la suite : bondi.is
00:00 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
12.02.2007
Neufchâtel
En forme de cœur, le Neufchâtel serait le plus ancien fromage de Normandie puisqu’on en ferait mention dans un texte datant de 1035 et était probablement déjà fabriqué dès le VIème siècle mais c’est au XIXème siècle que ce fromage connaît une forte expansion et même son apogée puisqu’il sera reconnu comme étant l’un des meilleurs fromages français. La production va ensuite baisser, plus particulièrement après la seconde guerre mondiale à cause des lois du marché puisqu’il était plus intéressant pour les producteurs de vendre leur lait à des coopératives que de produire un fromage quasi-millénaire.
En 1969, le neufchâtel obtient son AOC grâce au Syndicat de Défense du Label de Qualité du Neufchâtel, crée en 1958.
Fromage à pâte molle et à croûte fleuri, le neufchâtel existe sous six formes différentes : cœur (100 g), grand cœur (600 g), carré (100 g), briquette (100 g), bondon (100 g) et double-bonde (200 g).
Comme bon nombre de fromages normands, il se déguste avec un bon verre de cidre bouché bien frais mais peut également être accompagné d’un Saint-Emilion.
00:45 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
06.02.2007
Goûtez la Normandie
20:45 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
22.12.2006
Glögg & Julegrøt.
Recettes de noël !
Glögg, le vin chaud scandinave.
- 1 bouteille de vin rouge (vin de table)
- 100 à 500 ml de vodka (facultatif)
- 5 - 20 clous de girofle
- 1 cuillerée à thé comble de graines de cardamome
- 2 à 4 bâtons de cannelle
- 1 ou 2 morceaux de gingembre
- les zestes d'un demi citron
- 125 à 250 ml de sucre
- 1 cuillerée à thé comble de sucre vanillé
- Broyer les bâtons de cannelle et les graines de cardamome au mortier.
- Déposer toutes les épices et les zestes de citron dans un bocal de verre avec la vodka. Couvrir et laisser reposer toute la nuit.
- Filtrer; verser dans un chaudron avec le sucre, le sucre vanillé et le vin rouge; faire chauffer jusqu'à ce qu'il commence à dégager une vapeur mais SANS faire bouillir.
- Mélanger, goûter : si ce n'est pas assez sucré à votre goût, ajouter du sucre ; si c'est trop sucré, ajouter du vin.
A consommer avec modération biensûr :) !
Le Julegrøt
.
(Bouillie offerte aux luttins le 24 décembre)
Pour 6 portions :
- 250 gr de beurre
- 5 dl crème liquide entier
- 200 gr de farine de blé
- 1½ l de lait (evt lait caillé)
- 1 cuillère à soupe de sucre
- 1 cuillère à café de sel
- Faire chauffer le beurre et la crème liquide. Rajouter la farine tamisé. Tourner jusqu’à ce que le mélange se détache de la casserole.
- Rajouter petit à petit le lait chauffé, et faites bouillir entre chaque rajout.
- Séparez un peu du beurre qui s’en dégage pour le service (smørøyet = œil de beurre). Accommodez avec du sucre et du sel.
- Servir sur une assiette en faisant un creux aux milieu pour le beurre – smørøyet et servez saupoudré de cannelle et du sucre. Boisson : Sirop de fruits rouges.
12:30 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
24.11.2006
Le camembert
Camembert (Champ de Mambert) est un petit village du Pays d'Auge célèbre dans le monde entier grâce à son fromage unique.
La légende attribue à Marie Harel, fermière originaire de Croutte, la naissance du camembert mais Brugerin de Champier fait référence aux « fromages du Pays d’Auge » dès 1569 dans sa De Re Ciberia. Cependant, c’est bien Marie Harel qui le perfectionna, à la fin du XVIIIème siècle, grâce aux conseils prodigués par un prêtre réfractaire, l’abbé Bonvout, originaire de Brie en remerciement de son hospitalité.
Dès la fin du XIXème siècle, les évolutions dans le domaine des transports permettent d’exporter ce produit conditionné dans une petite boîte en peuplier. Le succès est tellement important qu’il oriente tout le Pays d’Auge vers la production laitière et, en 1909, est crée un Syndicat du Véritable Camembert de Normandie afin de conserver dans notre région le caractère authentique de ce fromage. Voici la définition fixée par ce Syndicat : "Est Camembert Normand, un fromage à pâte molle, à égouttage spontané, ni cuite, ni pressée, ni malaxée, à caillé non divisé, légèrement salé, à moisissures superficielles, de forme ronde, d'un poids de 350g, d'un diamètre maximum de 10 a 11 cm, renfermant au moins 40g de matières grasses pour 100g, provenant du lait pur de Normandie".
En 1983, le Camembert de Normandie moulé à la louche reçoit l’Appellation d’Origine Contrôlée (AOC) puis bénéficie depuis 1996 d’une reconnaissance européenne, l’Appellation d’Origine Protégée (AOP).
Souvent imité, jamais égalé, le camembert se consomme selon votre goût, affiné (entre 21 et 22 jours) ou à point (30 à 35 jours après sa naissance). En ce qui concerne les fromages de longue conservation, ceux du commerce, prêtez attention à la date limite de consommation :
30 jours avant, il est peu affiné, sa pâte est jeune, ferme, son bouquet léger à la saveur fraîche.
20 jours avant, la pâte est moelleuse et la saveur épanouie.
Les palais les plus avertis le préfèrent 10 jours avant, lorsque sa pâte est molle et fondante, que son bouquet est typé et que sa saveur devient plus prononcée. Sachez toutefois que ce fromage est plus doux, avec un goût de beurre très prononcé et une pâte plus élastique.
Il se déguste avec un bon verre de cidre mais peut tout aussi bien être utilisé en cuisine puisqu’il peut tout à fait être frit, pané, mariné ou s’intégrer à la préparation de tartes, de mousse et même de sorbets.
Le Camembert se décline donc sous toutes ses facettes pour le plaisir de vos papilles et l’éveil de vos sens. A consommer sans aucune modération !
08:35 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : camembert, harel
12.11.2006
LA CAROTTE DE CREANCES
« T'ôuô vâs nous jurer de défend partout et tout le temps ch'te brave et bouônne carotte. »
18:00 Publié dans - Goût du terroir | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : carotte de creances



