17.04.2008
L'île anglo-normande de Sercq abandonne son système féodal

Le dernier système féodal occidental a cessé d'être, les autorités britanniques ayant approuvé la tenue d'élections sur la petite île anglo-normande de Sercq.
Cette île, située à 4 km de Guernesey, vivait toujours sous le régime mis en place par la reine Elisabeth Ière il y a près de 450 ans. Un parlement essentiellement non-élu et composé de propriétaires terriens, le "Chief Pleas", se réunit périodiquement pour gouverner l'île.
Le seigneur de Sercq, qui nomme les juges, pouvait jusqu'à récemment prétendre à un pourcentage sur les transactions immobilières de l'île, voire lever la dîme. Il devait en retour entretenir une armée permettant de protéger Sercq "des ennemis de la Reine".
Fin 2006, les 600 habitants de l'île avaient voté en faveur d'un changement permettant la mise en place d'un parlement de 28 membres tous élus.
Le premier scrutin a été fixé pour décembre. Le sénéchal, ou juge, de Sercq, le lieutenant-colonel Reg Guille, a estimé que ces changements moderniseraient à la fois le système judiciaire - avec l'introduction d'un expert juridique - et le gouvernement.
Mais, a-t-il ajouté, la vie continuera comme avant. "C'est un endroit très calme et tranquille. Nous sommes une communauté auto-suffisante et très soudée, et nous souhaitons poursuivre notre vie loin des regards."
Avril Ormsby (londres)
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16.04.2008
Thor est avec nous !

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11.04.2008
Langues régionales
Record battu par les Ch'tis avec 17,4 millions d'entrées, dont plus de 132 000 dans la Manche. De quoi redonner des couleurs aux langues régionales. Stéphane Laîné est chargé de cours en histoire de la langue française et dialectologie normande à la faculté de Caen. Il a réalisé une thèse sur l'évolution phonétique des toponymes dans le Nord-Cotentin.
Comment faut-il appeler le ch'timi et le normand : des langues régionales ou des patois ?
Il faut savoir que le patois n'est pas une langue, c'est simplement une variété de français d'origine latine qui a évolué différemment selon les régions et à travers les siècles. Celui qui patoise est conscient qu'il utilise un langage non officiel lorsqu'il dit « bi » pour « bien » ou « rin » pour « rien ». Tandis que l'on utilise le français régional en croyant être compris de tous : on parle par exemple de « toile » en Normandie et de « wassouingue » dans le Nord, pour désigner une serpillière.
Les langues régionales sont-elles revenues à la mode ?
On valorise ces spécificités locales aujourd'hui car, à l'heure de la mondialisation et de globalisation de l'économie comme de la culture, tout ce qui nous rattache à nos racines nous rassure. Mais quand les petits Normands reprennent des « hein » et des « biloute » entendus dans le film, cela tient plutôt du ressort de l'humour que du ch'ti. Pour moi, c'est un effet de mode qui passera.
Ce succès populaire pourrait-il faire réapparaître un patois normand courant ?
Je n'y crois pas. La pratique du dialecte s'estompe progressivement. Il ne reste parlé quotidiennement que par les plus de 70 ans et dans quelques milieux, rural notamment. Et encore, la plupart d'entre eux reprennent un français standard dès qu'ils poussent la porte d'une boulangerie.
Cela pourrait-il aller jusqu'à la disparition totale du normand ?
C'est irrévocable car il manque un chaînon dans la transmission de cette langue. Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, on apprenait le français à l'école mais on parlait patois à la maison. Ce qui ne fut plus le cas ensuite. Les quinquas d'aujourd'hui n'ont donc pas pu l'inqulquer à leurs enfants.
En restera-t-il tout de même des traces dans la dialectique locale ?
Évidemment ! 90 % des Manchots appellent toujours une poignée de porte une « clenche » ; parlent de « berne » et non de berme pour désigner le bas-côté de la route ou « barrent » leur porte au lieu de la fermer à clé... Mais l'inverse est également vrai : certains termes se sont généralisés comme le normand « goûtu », devenu « goûteux » dans le dictionnaire ou le « buccin » local qui a inspiré le « bulot » national...
Source ouest france
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22.03.2008
La Bataille de Varaville
Il y a 950 ans, le 22 mars 1057, eut lieu la plus grande victoire Normande sur l'armée française. Avec seulement une centaine d’hommes Guillaume le Conquérant terrassa les milliers de soldats de l’armée française (mais aucun mots dans les livres historiques et encore moins dans les manuels scolaires !).
En peu de temps la Normandie subit plusieurs attaques de la part des français. Tout d’abord lorsque le comte d’Anjou, Geoffroi Martel, s'empare du Mans, remonte vers Domfront et Alençon avec l’intention d’annexer la Normandie. Guillaume le Conquérant assiège alors Domfront en 1052 puis reprend Alençon, la victoire est totale. Deux ans plus tard, en 1054, le roi de France attaque la Normandie au nord et au sud à l'aide de deux armées. Le frère du roi est défait à Mortemer, l’armée française est anéantie et la seconde armée qui devait venir en renfort est interceptée et défaite à Varaville ! Le roi de France, Henri Ier, s’inquiète de la montée en puissance des normands. Outre que le roi d’Angleterre est l’oncle de Guillaume, son mariage avec Mathilde de Flandre fait de lui un homme puissant et influent (Mahaut, la fille du fils de Guillaume, épousera d’ailleurs l’empereur d’Allemagne). Le roi de France en décrète donc qu'il faut envahir à nouveau la Normandie.
En février 1057, l’armée du roi de France et troupes de Geoffroy Martel se réunissent à Angers pour attaquer la Normandie. Elles avancent sans coup férir jusqu’au nord de Caen, pillant et incendiant les villages autour de la capitale. Contre cette armée de plusieurs milliers d'hommes, Guillaume qui a quitté Falaise pour Bayeux n'a pu rassembler que quelques centaines de chevaliers. Il n'a aucune chance dans une bataille rangée mais, fin tacticien, il sait que pour regagner sa capitale, le roi devra franchir les marais de la Dives, inondés en cette saison. Une seule route reste hors de l’eau entre Varaville et Périers. De Bayeux il fonce sur la route parallèle à la côte, franchit l'Orne, camoufle sa troupe dans les bois de Bavent et attend le moment propice, non sans ameuter les paysans du voisinage qui s’arment de pieux, de fourches et de bâtons.
Le 22 mars (équinoxe de Printemps) avant l’aube l’avant garde royale traverse Varaville et s’engage sur la chaussée longue de 4 Km. L’armée française avance en rangs serrés, ralentie par le lourd butin quelle traîne dans ses chariots. C'est alors que Guillaume donne le signal de l’attaque. On peut penser qu'elle a lieu sur deux points à la fois. A partir de Varaville, contre l’arrière garde, elle condamne toute tentative de repli. Au sud une charge de cavaliers traverse les marais à partir de Robehomme ou de Petiville.
L'armée du roi est prisonnière de la chaussée dont l’étroitesse interdit toute manoeuvre. Attaquée au sud, elle ne peut reculer. Au nord affleurant la chaussée qui forme la digue, s’étend une immense lagune que la marée d’équinoxe a rempli entièrement. Reste une seule issue à l’est, le pont de bois sur la Dives. La panique provoque une telle ruée sur le pont qu'il s'effondre, entraînant dans la Dives hommes, chevaux et chariots. Ce fut un prodigieux Massacre.
Spectateur impuissant, le roi de France, réfugié sur une colline avec son avant-garde, seuls surviants, s’enfuit. Guillaume le talonna jusqu’au-delà des frontières normandes !
Le prestige et l’autorité du jeune Duc sortent affermis par cet audacieux coup de maître. Il en aura besoin neuf ans plus tard quand dans cette même lagune de Varaville il rassemblera la flotte qui devait le conduire au trône d’Angleterre.
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07.03.2008
21e Festival du Cinéma Nordique
Du 5 au 16 mars 2008

Ce festival original vous propose de découvrir un panorama de la production cinématographique des pays du nord : Norvège, Islande, Danemark, Suède, Finlande, Estonie, Lettonie et Lituanie...
Cette année, le Festival a mis également le cap sur le Grand Nord.
Projections :
Gaumont 28 rue de la République Rouen
Le Melville 75 rue du Gal Leclerc Rouen
Programme
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25.02.2008
Les Vikings !
Les différents types de navires vikings sont ensuite présentés avant que ne soient traitées les conditions de navigation à bord de ces embarcations hors du commun.

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16.02.2008
le château Robert-le-Diable en rénovation
Sur les hauteurs de Moulineaux, le château Robert le Diable pourrait, enfin, retrouver de l'activité. 50 000 € seront affectés à l'achat du château, et 700 000 € à sa rénovation. Cette seconde somme sera consacrée à la réalisation de travaux d'aménagement extérieurs à l'enceinte (promenade dans les douves, aires de jeux et de pique-nique, amélioration des accès et des vues vers la vallée, mise en sécurité et signalétique de jalonnement et d'interprétation).
Un effort financier motivé par la lente mais inexorable dégradation du site. La délibération précise : "le château est aujourd'hui fermé et connaît une évolution inquiétante du fait du vandalisme. Un incendie a d'ailleurs affecté tout récemment la tour dite de Rouen".
Or, la collectivité considère l'endroit comme "une porte d'entrée stratégique vers la zone urbaine historique". Autrefois très prisé par les visiteurs, le château Robert le Diable, grâce à ces travaux, pourrait donc renouer avec ses admirateurs. Par ailleurs, des animations (qui restent encore à déterminer) devraient à nouveau créer l'engouement.
Une seconde phase non programmée prévoit d'ores et déjà, en cas de succès, des travaux de consolidation et de mise aux normes des bâtiments pour permettre l'accès du public à la cour intérieure, aux souterrains et aux tours.
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13.02.2008
Les Léopards
-1-
Parmi les flots incertains
Drakkar Viking au but lointain
Brave la vague et le sort
La victoire est au plus fort
Sur le sang hurlez les beaux léopards d’or
Le « Bau-kant » des normands sait braver la mort
Au cœur de l’orage au brillant soleil
L’étendard des Viking flotte dans le ciel
-2-
Telle la mauve là haut
Sans bruit, l’étrave vend les flots
Nous comblerons de trésors
Le moindre habitant du port
-3-
Nous réservons nos chansons
Pour la table et la maison
En nous chacun saluera
Ceux qui viennent du norrois
-4-
Le soir, la course finie
Largue la voile, vient la nuit
Lorsque s’endort le soleil
De hardis rêves s’éveillent
-5-
Bientôt, brûle notre feu
Au loin, résonne un chant joyeux
Sur le drakkar, à sa tour
Le yarl veille jusqu’au jour
Source : Chanson de Choeur montjoie
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01.01.2008
Godt nytt år !

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23.12.2007
Bon jul à tous !
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